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Les dessous de la crinoline

La pensée officielle représentée par les pouvoirs publics et l’INRS a décrété que la crinoline était un  » antichute ».

Même si de nombreuses années en arrière une modification de la norme augmenta de 3 à 5 le nombre de barreaux tout en réduisant l’intervalle entre arceaux à 1,50 m, pour notre part, nous avons toujours considéré cette solution plus rassurante que réellement sûre.

La structure donne en effet un sentiment de protection.

La présence du vide est estompée et les barreaux sont suffisamment serrés pour qu’une personne ne puisse passer au travers. Mais qu’en est-il des bras ou des jambes ?…

En cas de chute, on peut donc se poser des questions… Les réponses, nous les avons trouvées dans un rapport de recherche publié par le Health and Safety Executive (HSE*), (Rapport de Recherche n° 258 disponible sur internet : www.hse.gov.uk/research/rrhtm/rr258.htm).

L’étude menée en laboratoire a observé les chutes d’un mannequin anthropomorphe dans une crinoline.

Ces expériences ont révélé que dans certains cas le mannequin tombait jusqu’au sol, sans être stoppé dans sa chute. Dans d’autres cas, la chute était enrayée, le mannequin se coinçant dans les arceaux de la crinoline (l’étude ne dit pas dans quel état). Les dessous de la crinoline ne sont donc pas tout roses. L’habitude et les grands principes ne doivent pas endormir la vigilance.

De toute évidence cet antichute vertical ne met pas à l’abri d’un accident et ne correspond pas à la norme EN 353-1 ou -2 qui donne une valeur limite à la hauteur de chute et à la force d’impact.

Alors pourquoi ne pas suivre la loi du 31 décembre 1991 qui, dans ses principes généraux de prévention, oblige à remplacer ce qui est dangereux par ce qui n’est pas dangereux ou par ce qui l’est moins ? Un bon conseil : sur une échelle mieux vaut confier sa vie à un bon antichute.